| 30/05/2026 Castelbouc N°1 et 4 Bilan de la sortie: Encore une belle journée qui s'annonce ! Le programme est chargé : Castelbouc 1 le matin, puis Castelbouc 4 l'après-midi. Nous arrivons sur place vers 9h15 et croisons immédiatement un convoi exceptionnel de spéléologues du SCL en route pour Castelbouc 4. Pendant que certains s'équipent, Laurent et Pierre partent installer les cordes dans le premier puits. C'est alors que survient le premier incident de la journée : Christine réalise qu'elle a oublié son baudrier. Personne ne se moque (ou presque), après tout j'avais bien oublié ma combinaison la veille à Suej. Le plan est rapidement adapté : Christine nous attendra dans la salle terminale avec un livre, comme cela avait été envisagé. Tout le monde enfile son équipement et nous attaquons la courte marche d'approche. Sébastien, Lydie et Céline s'engagent dans les premiers boyaux menant au P10 tandis que je ferme la marche... et commets une terrible erreur : je rappelle les cordes. Après avoir franchi le P20, nous nous retrouvons tous dans la grande salle. Castelbouc est toujours aussi impressionnant. Laurent en profite pour raconter aux jeunes l'histoire du pompage qui a permis la découverte de la suite du réseau. Depuis la salle terminale, Christine nous interpelle : il y a beaucoup d'eau au niveau du dernier ressaut. Immédiatement, nous comprenons que la sortie risque de devenir plus aquatique que prévu. Laurent descend le premier pour reconnaître le passage. Une petite glissade plus tard, le voilà dans l'eau avec un talon légèrement cogné, mais rien de grave. De mon côté, j'ouvre la face nord du bloc, qui paraît plus accessible, et nous descendons le ressaut un par un. Le passage nous semble nettement plus compliqué que dans nos souvenirs. Les dernières crues ont probablement remodelé les lieux. Arrivés au niveau du rétrécissement, le constat est sans appel : la rivière a creusé un gour d'environ 2,50 m de profondeur. Laurent, très contrarié que nous ayons rappelé les cordes, se jette à l'eau pour franchir l'obstacle. De notre côté, la situation nous amuse beaucoup plus qu'elle ne l'amuse lui. Pierre apprécie un peu moins lorsqu'il doit traverser à son tour et finit mouillé jusqu'au torse. Heureusement, il trouve une solution en équipant une petite corde sur un buisson particulièrement douteux, permettant de réaliser un pendule et d'éviter le bain à la majorité du groupe. Beaucoup de gros mots ont été prononcés durant cette séquence, mais toujours dans un objectif purement technique et scientifique. Finalement, tout le monde passe sain et sauf. Laurent nous quitte ensuite pour rejoindre son repas de chasse tandis que le reste de l'équipe profite d'une pause bien méritée sur la belle plage de galets. Au soleil, il fait particulièrement bon et la séance de séchage est fort appréciée. Après le repas, nous passons en mode léger pour la visite de Castelbouc 4. Une courte marche d'approche en remontant la résurgence nous conduit jusqu'à la nouvelle entrée, l'ancienne ayant été obstruée par les blocs apportés lors de la dernière crue. La progression s'enchaîne tranquillement : salle du Sous-Préfet, Boîte aux Lettres, boyau, galerie, boyau, encore un boyau, une petite escalade de boyau, puis un dernier boyau avant d'arriver au célèbre tunnel. Le parcours est toujours aussi sympathique et nous apercevons bientôt les lampes du groupe du SCL au loin. Nous les rejoignons pour discuter un moment avant de poursuivre la visite. Direction la salle des traces de dinosaures, avec ses fossiles, ses grands volumes et toutes les curiosités qui font le charme de ce réseau. Une halte hydratation s'impose ensuite auprès de la célèbre concrétion centrale. Pour l'occasion, celle-ci est rebaptisée « Vaginarium ». L'eau récoltée à la paille y est, paraît-il, encore meilleure qu'à l'habitude. Pierre rappelle ensuite le chemin et entame le retour avec Christine. Pour le reste du groupe, cap sur le siphon. Au programme : un peu de boue, de très grands volumes, du sable évoquant par endroits de véritables dunes, et juste ce qu'il faut d'attention pour ne pas se perdre dans ce dédale de galeries. À l'arrivée, le siphon est magnifique. L'eau est particulièrement limpide et nous en profitons pour prendre  quelques photos avant de réaliser qu'il est déjà temps de faire  demi-tour. Le retour se déroule sans encombre. Nous ne nous sommes même pas perdus, malgré une petite panne de lampe rapidement réglée grâce à une lampe de secours. Sortie vers 17h30 - 17h45, avec des participants ravis de leur journée. Pour conclure cette belle sortie, certains profitent d'une petite baignade tandis que d'autres se consacrent au lavage des combinaisons. Une excellente journée sous terre, ponctuée de bons moments, de beaux paysages souterrains et de quelques aventures aquatiques qui resteront dans les mémoires.Participants : Gabriel, Céline, Sébastien, Christine, Laurent Payroux, Pierre et Lydie |