Jeudi 21 Octobre 2021

Compte rendu N°770

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Compte rendu des sorties

26/09/2021

GROTTE DE MALAVAL

Bilan de la sortie:
FEERIE BLANCHE

La Lozère comporte beaucoup de cavités, c’est même certainement un des départements possédant le plus grand nombre de phénomènes karstique. Bien sur nous passerons sur l’Aven Armand au nom universellement connu. De même, sa voisine de Dargilan est renommée dans toute la France et aussi l’Europe. Mais quant est il des autres. A vrai dire, elles restent souvent dans l’ombre de leur grande sœur, elles attirent parfois les spéléos sportifs par les difficultés qu’elles offrent. Certaines possèdent un joli concrétionement qui fait la joie des amateurs du monde souterrain. Mais comme les grottes aménagées, il y en a qui sont connues dans toute la France par leur spéléo thèmes exceptionnels. Enfin deux se dégagent des lots : la Grotte Amélineau avec ses fistuleuses de plusieurs mètres de hauteur et la Grotte de Malaval, qui fut l’objet de notre visite. Dire que cette grotte est magnifique est un euphémisme tant elle dévoile de splendeurs, mais pouvoir le vérifier par la vue, s’émerveiller devant tant de finesse n’est pas à la portée de tout le monde. Ce plaisir de voir ces paysages magnifiques qui illuminent le monde des ténèbres, je voulais en faire la surprise à nos deux photographes en herbe : Loélie et Marianne. En effet, avec leur copain Firmin, elles ne manquent pas une occasion d’immortaliser le monde souterrain. Si d’autre avalent les puits au mètres de cordes déployées, elles, préfèrent apprécier les paysages et c’est un vrai plaisir que de leur offrir une occasion unique de voir ce que la nature possède de plus beau. Pierre nous accompagnant, il ne manquait plus que Daniel pour nous fournir des explications sur cette phénoménale grotte. Il était bien présent au rendez vous et c’est réjouis par sa présence que nous partons en direction des abimes. Quelle joie d’entendre les explications de Daniel, il s’intéresse à de nombreuses choses et même si parfois sa mémoire lui fait défaut, elle n’altère pas son enthousiasme de chercheur qui font de lui un des plus grand explorateur d’abime de notre petite patrie. Toute l’équipe réunie dans la rivière, la déambulation commença vers l’affluent du Bramousset, puis après la remontée de ce petit ruisseau, une longue remontée nous permit de quitter l’onde de la rivière pour pénétrer dans le silence du monde des aragonites. En effet, elles sont au rendez vous, elles illuminent de leur blancheur immaculée le noir des abysses. Chaque excroissance de pierre reflète comme un phare et projette au loin la lumière qu’on lui destine. Partout où la vue se pose, ce n’est qu’exclamation, stupeur et enfin la joie éclate devant tant de splendeur. Nos trois jeunes nagent dans le bonheur. Ils voudraient fixer à jamais le moindre recoin de la galerie, la moindre concrétion devient un objet de convoitise et leur appareil photo ressemble à une bouche artificielle qui dévore de gourmandise tout ce qui passe par la vue. La progression est longue. Pierre donne des conseils, écoute les remarques, calme parfois l’enthousiasme de ces jeunes, fous de joie de voir tant de belles choses. Seule la batterie qui s’épuise par tant de sollicitude invite à accélérer la marche, mais un peu plus loin, les arrêts reprennent et c’est de nouveau un concert de photos autour de ces joyaux. Daniel et moi, qui connaissons bien le réseau laissons les jeunes en compagnie de Pierre et nous entamons une de nos discussion interminable que seul les passionnées du monde souterrain peuvent comprendre. Le temps passe, il est temps pour Daniel de nous quitter. C’est avec regrets que nous voyons disparaitre, l’homme qui a tant œuvré pour que cette merveille puisse être un jour visitée sans aucune crainte de casser où de salir ses trésors de la nature. La ballade se poursuit. Parfois, je surprends Loélie et Marianne qui emportées par ce rêve éveillé n’en finissent plus de s’extasier. Leurs yeux brillent de joie, chaque bizarrerie de la nature suscite l’émotion dans leur regard. Moi-même, je suis heureux de pouvoir leur montrer ce que la nature à de plus beau. Nous arrivons bientôt à la galerie des pas. Les concrétions laissent la place aux empreintes de sauropode. Puis un dernier regard cette belle galerie et il faut entamer le retour vers la surface en suivant le fil de la rivière qui nous guide vers le monde des terriens, la où ces paysages n’existent pas. Quelle est belle cette grotte de Malaval !
Laurent PAYROU

Participants :
Loélie et Marianne, Pierrot, Firmin et moi. Et bien sur Daniel qui nous a gentiment ouvert la porte et nous a fait ptofiter de ses conaissances...