Dimanche 19 mars 2006
Grotte de la Piboulède
Commune : Prades
Coordonnées Lambert III : X= 688,200 Y= 229,420 Z= 450 m
Développement : 1130 m
Dénivelé : 0 m ; -49 m

Accès :
De St Enimie prendre la direction de Monbrun. Un km après la base de plein air, la route, qui surplombe le tarn, décrit une grande courbe sur la gauche. S'arrêter sur la droite de la route (parking) juste avant la courbe suivante. On peut remarquer de l'autre côte de la route une jolie maison en pierre. Du parking, revenir sur 50m en direction de St Enimie. Passer le parapet et prendre un petit sentier dans un bois de pin. La grotte se trouve en contre bas de la route au niveau d'un cran de falaise.

Description :
L'entrée est nichée au pied d'une petite falaise.


Thierry devant l'entrée
La progression se fait dans une diaclase assez étroite dans laquelle on se déplace à l'égyptienne. Si l'on choisi bien, son passage la progression n'est pas trop difficile. Après avoir progressé quelques mètres en bas en bas de la diaclase il faut continuer dans la partie supérieure de celle-ci pour rejoindre une petite salle basse. On souffle un peu et la progression reprend par un orifice qui permet de se retrouver à nouveau dans la diaclase.

Thierry en haut de la diaclase.

Il faut descendre dans celle-ci. Les prises sont nombreuses mais il est possible de placer une corde (A.N.).
Arrivé en bas, on prend pied sur du sable. Au bout de quelques mètres, un laminoir (facile) permet d'attendre un couloir ou la progression est aisée.
La galerie descend puis après un coude vers la droite remonte légèrement jusqu'à la belle salle des gours. On se croirait en Asie diront certains. Un passage sur le côté gauche de la salle permet d'éviter de marcher sur les gours.

Salle des gours (1)

Salle des gours (2)
La galerie descend à nouveau. Sa physionomie devient de plus en plus déchiquetée. La corrosion à fait sont oeuvre. Les vendeurs de combinaisons se frotte les mains...
La descente terminée, la galerie se divise en deux puis se rejoint. Dans la branche de gauche, débute un petit réseau ("l'estipocat") passant par le siphon aval et rejoignant le siphon amont (gare aux genoux...). Si l'on continue la galerie principale, on progresse toujours dans une galerie fortement corrodée (3x3m). Au bout d'un moment le plafond s'élève, un départ en hauteur permet de rejoindre un réseau supérieur.

Galerie typique de la Piboulède

Marmites de géant

La progression se poursuit par un passage ou l'on trouve des marmites de géant très déchiqueté. Là encore, l'agression chimique de l'eau à fait son effet.

La galerie se dédouble à nouveau et les deux branches se rejoignent à proximité du siphon Amont. La branche de gauche, de dimension plus réduite, à une belle section quasi circulaire.

Une facile désescalade dans les bloc permet de prendre pied au bord du siphon ou un fils d'Ariane montre le chemin... Derrière un bruit d'eau attire notre attention. C'est l'eau issu du siphon amont qui s'écoule vers le siphon aval. On peut la suivre pendant quelque mètres. C'est là qu'arrive "l'estripocat.
Actif issu du siphon amont

La grotte de la Piboulède mérite d'être visitée. C'est une cavité qui ne laisse pas indifférent par ses contrastes. A l'étroitesse lisse du début, succède les galeries déchiquetées. Le grondement de l'eau au niveau des siphons et la halte au niveau de la salle des gours mérite qu'on y prenne son temps.


Équipement :
verticales Cordes Amarrages
R. 5 10 m 2 A.N.



bibliographie :
Lozère des ténèbres p 194 - Daniel André- Spéléo club de la Lozère
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Spéloufi N°3
- Spéléo club de la Lozère